Pas complètement faux... et même très vrai !! Jamais vu un film rempli d'autant de créatures fantastiques... où il ne se passe absolument rien loool mais en tant que vieille Follasse amoureuse de tout et tout le monde Je kiiiiiffe! et je retournerais le voir
^^ héhé
Et si on enterrait Twilight 2 ?
le 16 novembre 2009 20h30 | par
Christophe Carrière (L'Express)
J'aurai aimé balancé ce papier sur Twilight 2 ce matin, mais la mort de Jocelyn Quivrin m'a un peu assommé. Je connaissais un peu ce garçon, l'appréciais beaucoup, m'étais réjoui de la naissance de son petit garçon en mars dernier... et puis voilà. Ce matin, arrivé au bureau, on me balance ça au téléphone. J'en crois pas mes oreilles. Je devais le croiser cet après-midi sur un plateau télé. Je pense à sa femme Alice, à ce gamin, à ce bonheur réduit en cendres, à cette aberration de disparaître à 30 ans... Alors Twilight 2, hein !
Mais bon. The show must go on, paraît-il. Et puis chose promise... N'empêche, justement : Jocelyn Quivrin, c'était un acteur, un vrai dont j'avais aimé pas mal de films, d'autres moins voire pas du tout, mais un artiste complet, intelligent, bourré de projets comme ce long-métrage qu'il s'apprêtait à réaliser... Autre chose qu'un Robert Pattinson ou un Taylor Lautner qui n'ont guère que leurs seuls pectoraux épilés à la cire pour provoquer les hurlements hystériques de jeunes filles en fleur...
Il faut que jeunesse se passe, d'accord. Tout à l'heure, on m'a donné comme référent, dans le genre "toi aussi t'as aimé des trucs débiles", Dirty dancing -qui était paraît-il au moins aussi con que Twilight (1, 2, etc.). Pas d'accord. C'était cake oui, mais pas dangereux.
Car que véhicule Twilight 2, sous-titré Tentation ? Le culte du corps et l'abstinence sexuelle (il paraît que les héros baisent enfin dans le 4e volet... Super!). Ah ! Il faut les voir les éphèbes bodybuildés qui se baladent torse poil qu'il pleuve ou qu'il vente et le jour comme la nuit. Et personne pour se demander pourquoi ils se trimballent ainsi... Soudain, la courge au regard bovin a super chaud. 42°. En fait, il va devenir un loup-garou, ennemi juré des vampires. Comme il est mordu de l'héroïne, celle-ci a évidemment un dilemme -elle aime son sapin de Noël à face de craie et aux dents pointues, mais celui-ci l'a laissée en plan pour ne pas la compromettre. Et en lui faisant une recommandation : "Ne commet pas d'imprudences".
L'autre, triste et super rebelle, décide pour la peine de faire de la moto. Ouh la la! ça, c'est imprudent! Et chaque fois qu'elle est en danger, le sapin (qui pour le coup ne brille plus du tout) apparaît comme un fantôme pour lui dire : "Arrête! C'est dangereux!".
Au bout d'un moment, la courge tombe la midinette... Enfin presque, car finalement...
Ouais bon, je m'arrête là. Rien qu'avec ces quelques lignes, je vais avoir droit à une exécution en règle de demoiselles horrifiées de voir insultés leurs fantasmes. Pourtant, je ne le fais pas à mauvais escient. Aimez Twilight 2 si cela vous chante, mais n'en faites pas une valeur-étalon. Tout cela est si fabriqué, marketté, faux, enrobé d'une morale trop propre pour être honnête.
Le cinéma est l'art de la manipulation, mais c'est justement tout un art que ne pas le montrer. Dans Twilight 2, c'est si ostentatoire que c'en est vulgaire.
La journée a commencé par un mort. Je la terminerai volontiers par un enterrement.